{"id":666,"date":"2014-02-11T22:48:13","date_gmt":"2014-02-11T21:48:13","guid":{"rendered":"http:\/\/le-gout-des-autres.net\/WordPress3\/?p=666"},"modified":"2014-02-11T22:59:07","modified_gmt":"2014-02-11T21:59:07","slug":"relocaliser-la-vie-un-article-de-pierre-besse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/le-gout-des-autres.net\/WordPress3\/2014\/02\/relocaliser-la-vie-un-article-de-pierre-besse\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Relocaliser la vie\u00a0\u00bb de Pierre Besse et \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9cologie politique introuvable\u00a0\u00bb \u00e9mission avec Alain Caill\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>D&rsquo;abord pour vous mettre en app\u00e9tit, un article tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00e9crit par Pierre Besse (AMAP de la Digue) dans le cadre du dossier \u00ab\u00a0Relocaliser\u00a0\u00bb de la revue toulousaine <a href=\"http:\/\/altersechos.over-blog.com\/\" target=\"_blank\">Alters Echos<\/a> (n\u00b0 34, d\u00e9cembre 2013).<\/p>\n<p>En deuxi\u00e8me partie et pour aller un peu plus loin dans la r\u00e9flexion autour du \u00ab\u00a0mieux vivre ensemble\u00a0\u00bb et du questionnement autour de l&rsquo;\u00e9cologie et de son rapport avec une philosophie politique, on vous propose d&rsquo;\u00e9couter l&rsquo;\u00e9mission de <a href=\"http:\/\/www.franceculture.fr\/emission-la-grande-table-2eme-partie-l%E2%80%99ecologie-politique-introuvable-2013-12-10\" target=\"_blank\">France culture \u00ab\u00a0La grande table\u00a0\u00bb (2\u00e8 partie) du mardi 10 d\u00e9cembre 2013 : \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9cologie politique introuvable\u00a0\u00bb<\/a> avec le sociologue Alain Caill\u00e9 (signataire du \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/lesconvivialistes.fr\/declaration-interdependance.pdf\" target=\"_blank\">manifeste du convialisme<\/a>\u00ab\u00a0(*) ) et autour de son ouvrage collectif co-dirig\u00e9\u00a0 avec Christophe Fourel,<strong> <\/strong><em>Sortir du capitalisme. Le sc\u00e9nario Gorz, <\/em>\u00e9dition <a href=\"http:\/\/www.editionsbdl.com\/fr\/\" target=\"_blank\">Le Bord de l&rsquo;eau :<\/a><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Peut-on d\u00e9boucher sur une philosophie politique \u00e0 hauteur de l\u2019\u00e9poque en partant de l\u2019\u00e9cologie ou faut-il poser les probl\u00e8mes de l\u2019\u00e9cologie dans le cas d\u2019une r\u00e9flexion plus g\u00e9n\u00e9rale sur la philosophie politique dont nous avons besoin actuellement\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb (Alain Caill\u00e9)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #993366;\">Bonne lecture et bonne \u00e9coute !<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><!--more--><\/p>\n<p>\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Relocaliser la vie\u00a0\u00bb <\/strong>par Pierre Besse<\/p>\n<p>Que faire ? Ainsi se pose \u00e9ternellement la question politique.<br \/>\nA cette question, les 19\u00e8me et 20\u00e8me si\u00e8cles ont r\u00e9pondu <em>nationalisme<\/em>, <em>communisme<\/em>, <em>fascisme<\/em>, et, dernier avatar des th\u00e9ories totales et totalitaires, <em>lib\u00e9ralisme<\/em>. Libre \u00e0 chacun de juger\u2026 Certes les conditions de vie mat\u00e9rielles de l\u2019humanit\u00e9 ont profond\u00e9ment \u00e9volu\u00e9. Est-ce vraiment pour le mieux ? Rien n\u2019est moins s\u00fbr. Ce qui est s\u00fbr par contre, c\u2019est l\u2019effroyable g\u00e2chis humain tout au long de ces deux si\u00e8cles, et l\u2019accumulation de menaces tout aussi effroyables \u00e0 l\u2019horizon de l\u2019humanit\u00e9. Sous les drapeaux de tous ces <em>\u2013ismes<\/em> et de quelques autres, l\u2019humanit\u00e9 n\u2019a fait que perp\u00e9tuer le culte imm\u00e9morial de la puissance, au m\u00e9pris de la plus \u00e9l\u00e9mentaire justice et au p\u00e9ril de sa propre survie. Sur les ruines des grandes utopies sociales continuent de se d\u00e9ployer le commerce et la guerre, l\u2019un \u00e9tant, comme on sait, le nerf de l\u2019autre.<\/p>\n<p>En faisant chacun \u00e0 sa mani\u00e8re le lit de la d\u00e9mesure industrielle, les syst\u00e8mes intellectuels totalisants \u2013 un seul sch\u00e9ma, le bon, pour l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re et pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u2013 ont suscit\u00e9 l\u2019\u00e9mergence de l\u2019\u00e9cologie, nouveau courant politique qui ne prend plus pour centre la question des rapports entre les hommes, mais les relations vitales de l\u2019homme \u00e0 son milieu naturel. Il est clair aujourd\u2019hui que cette pr\u00e9occupation est incontournable, mais r\u00e9duite \u00e0 ce fonds de commerce &#8211; la conservation des milieux naturels -, l\u2019\u00e9cologie politique nous fait courir le risque d\u2019un ordre social durablement insupportable. Quoi de plus neutre en carbone que les empires de l\u2019Antiquit\u00e9, leurs guerres de conqu\u00eates et leur pillage colonial ? Que la traite n\u00e9gri\u00e8re ? Quoi de plus bio que les plantations esclavagistes du 18eme si\u00e8cle ? Si l\u00e9gitime soit-il, le militantisme \u00e9cologique au sens strict ne peut en aucun cas \u00e9vacuer la question sociale. De toute fa\u00e7on, au point o\u00f9 nous en sommes, la r\u00e9solution des probl\u00e8mes \u00e9cologiques suppose une telle r\u00e9forme de nos modes de vie et de notre \u00e9conomie qu\u2019elle est en soi une question profond\u00e9ment sociale, beaucoup plus que scientifique et technique, ou seulement morale.<\/p>\n<p>Alors, que faire ? Se rassembler derri\u00e8re un drapeau et courir \u00e0 l\u2019assaut du pouvoir ? Avons-nous une chance de nous entendre, assez nombreux, sur un programme ? Avons-nous une chance d\u2019acc\u00e9der au pouvoir, et de mettre en \u0153uvre ce programme ? A quelle l\u00e9gitimit\u00e9 pourrions-nous pr\u00e9tendre ? A chacun sa r\u00e9ponse, mais pendant l\u2019inventaire, les travaux continuent, la mainmise du capital marchand et financier s\u2019accro\u00eet, et chaque jour qui passe la porte du futur se ferme un peu plus.<\/p>\n<p>Or, voil\u00e0 que depuis quelques ann\u00e9es se multiplient les initiatives autour de cette id\u00e9e : relocaliser la production et la consommation alimentaire. Les AMAP illustrent parfaitement cet \u00e9lan, mais il est tr\u00e8s loin de se r\u00e9duire \u00e0 elles, et il est clair qu\u2019il atteint aujourd\u2019hui tous les continents (<em>voir art. J. Parot dans ce n\u00b0<\/em>). Si anecdotique, si peu <em>politis\u00e9<\/em> que puisse para\u00eetre ce mouvement, la partie qui se joue l\u00e0 est cruciale. Il faudra du temps, mais il appara\u00eet d\u00e9sormais \u00e0 notre port\u00e9e de faire basculer l\u2019ensemble de l\u2019agriculture vers les techniques de production \u00e9cologiques, et d\u2019en faire un secteur de l\u2019\u00e9conomie pourvoyeur de millions d\u2019emplois de qualit\u00e9. Une telle agriculture garantira la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de la population mais aussi le plein emploi, pourvu que soit pos\u00e9 le principe du droit d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre pour tous et qu\u2019en soient am\u00e9nag\u00e9es les modalit\u00e9s concr\u00e8tes. Autour de cette production pourra alors rena\u00eetre un vaste secteur de l\u2019artisanat (approvisionnement des agriculteurs, transformation des produits agricoles) et du commerce de proximit\u00e9. La fin des scandales alimentaires et de la malbouffe, mais aussi la fin du ch\u00f4mage, la fin des rapports de domination entre industriels et paysans autant qu\u2019entre patrons et ouvriers, la fin de l\u2019affrontement des revendications corporatistes\u2026Au bout de cette perspective, on peut entrevoir une v\u00e9ritable <em>sortie de l\u2019industrie<\/em>, et avec elle, la sortie du pi\u00e8ge de la d\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique et du chaos climatique.<\/p>\n<p>L\u2019engagement dans cette voie est souvent tr\u00e8s gratifiant et convivial, tant pour les citoyens-mangeurs que pour les candidats paysans, pour autant le chemin n\u2019est pas pav\u00e9 que de roses. Les Partenariats Locaux Solidaires sont le meilleur outil \u00e0 notre disposition pour garantir aux paysans un d\u00e9bouch\u00e9 correct pour leur production, ce qui est un pr\u00e9alable \u00e0 tout projet. Mais il ne suffit pas d\u2019un d\u00e9bouch\u00e9 garanti, il faut acc\u00e9der aux ressources naturelles (terre, eau, semences\u2026), acqu\u00e9rir un savoir-faire, disposer du capital n\u00e9cessaire \u00e0 un minimum d\u2019\u00e9quipement. A laisser ces questions aux banquiers, aux bureaucrates et aux marchands de biens, on se condamne \u00e0 rester ind\u00e9finiment dans la marge. Les banquiers ne pr\u00eatent qu\u2019aux riches, la terre va \u00e0 l\u2019argent. Toujours plus nombreux, les r\u00e8glements, lois et normes qui r\u00e9gissent les activit\u00e9s agricoles et artisanales les d\u00e9naturent et les \u00e9touffent (lois sur les semences, normes dites sanitaires en \u00e9levage, restrictions du droit de b\u00e2tir et d\u2019habiter en zone agricole\u2026). Il nous faut maintenant relocaliser le capital et relocaliser la loi :<br \/>\n&#8211; <em>le capital<\/em>, par le biais de la mise en commun locale de l\u2019\u00e9pargne populaire. D\u00e9j\u00e0 ancien mais rest\u00e9 marginal, le mouvement de la finance solidaire voit s\u2019ouvrir devant lui, avec cette agriculture \u00e9cologique et sociale, un tr\u00e8s vaste et tr\u00e8s riche champ. Le r\u00e9cent livre du Miramap \u00ab <em>une autre finance pour une autre agriculture(2)<\/em> \u00bb en t\u00e9moigne. Comme dans les AMAP, il s\u2019agit de reprendre en main, collectivement, le financement de l\u2019agriculture en multipliant les initiatives locales. Un club d\u2019\u00e9pargnants fournit \u00e0 un porteur de projet une aide financi\u00e8re, int\u00e9ress\u00e9e non pas au rendement financier de son placement mais au succ\u00e8s du projet, dans l\u2019esprit de confiance, de solidarit\u00e9 et de transparence qui r\u00e9ussit si bien aux AMAP.<br \/>\n&#8211; la loi, par un investissement militant constant, autour de la d\u00e9fense de notre droit \u00e0 d\u00e9cider de notre alimentation en toute responsabilit\u00e9. Notre droit \u00e0 choisir nous-m\u00eames les paysans qui vont nous nourrir, \u00e0 valider avec eux leurs techniques de production et la viabilit\u00e9 de leurs projets. A participer aux instances locales o\u00f9 se d\u00e9cident le partage du foncier, o\u00f9 se con\u00e7oivent les projets d\u2019infrastructures, o\u00f9 s\u2019attribuent les permis (d\u2019exploiter, de construire, etc.).<\/p>\n<p>Et voici la politique de retour. \u00c7a se passe pr\u00e8s de chez nous. \u00c7a transcende les clivages philosophiques, \u00e7a engage notre vie dans ce qu\u2019elle a de plus trivial \u2013 la nourriture \u2013 et de plus noble : le sentiment de notre dignit\u00e9, l\u2019espoir pour nos enfants d\u2019un avenir digne de ce nom. C\u2019est lent, modeste et discret, comme une graine qui l\u00e8ve\u2026<\/p>\n<p>(1) <em>Une autre finance pour une autre agriculture<\/em>, ouvrage collectif coordonn\u00e9 par le Miramap (Mouvement Interr\u00e9gional des AMAP). Editions Yves Michel, 2013<\/p>\n<p><em><strong>(*) C&rsquo;est quoi le convivialisme ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Pour reprendre la d\u00e9finition d&rsquo;Alain Caill\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9mission cit\u00e9e plus haut (la \u00ab\u00a0grande table\u00a0\u00bb) :<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb <em>C&rsquo;est la philosophie du vivre ensemble (&#8230;). Nous percevons tous un manque de rep\u00e8res, de boussole, nous ne savons plus comment penser notre temps, d\u2019o\u00f9 nous venons, o\u00f9 nous allons. Pourquoi sommes-nous perdus\u00a0? Parce que les grandes id\u00e9ologies de la modernit\u00e9 le lib\u00e9ralisme, socialisme, communisme, anarchisme ne sont pas caduques mais plus \u00e0 la hauteur des probl\u00e8mes actuels. Pour 2 raisons\u00a0: la mondialisation, la globalisation change la donne, l\u2019id\u00e9e m\u00eame d\u2019une mutation radicale dans un seul pays devient probl\u00e9matique et la seconde raison\u00a0: toutes ces grandes id\u00e9ologies ont repos\u00e9 sur le postulat que le probl\u00e8me fondamental de l\u2019humanit\u00e9 c\u2019est la raret\u00e9 mat\u00e9rielle, le manque de moyens de satisfaire des besoins mat\u00e9riels. Cela revient \u00e0 percevoir les \u00eatres humains comme des <\/em>homo economicus<em>, comme des \u00eatres de besoin plut\u00f4t que des \u00eatres de d\u00e9sir. Si on dit \u00e7a alors le probl\u00e8me c\u2019est la croissance \u00e9conomique. Si le probl\u00e8me c\u2019est le manque de moyens mat\u00e9riels alors il faut plus de moyens mat\u00e9riels et pousser la croissance. Il faut bien faire un constat (qu\u2019on soit pour ou contre la croissance)\u00a0: il n\u2019y a plus de croissance v\u00e9ritable dans les pays riches. Elle est atone depuis 20 ans. Et cette croissance implique des probl\u00e8mes \u00e9cologiques graves. On sait tr\u00e8s bien qu\u2019une g\u00e9n\u00e9ralisation des modes de vie occidentaux impliquerait qu\u2019il y ait 2 voire 3 plan\u00e8tes. Comment fonder la d\u00e9mocratie sur la perspective d\u2019autre chose qu\u2019une croissance infinie. Comment imaginer une d\u00e9mocratie post-croissantiste\u00a0?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;abord pour vous mettre en app\u00e9tit, un article tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00e9crit par Pierre Besse (AMAP de la Digue) dans le cadre du dossier \u00ab\u00a0Relocaliser\u00a0\u00bb de la revue toulousaine Alters Echos (n\u00b0 34, d\u00e9cembre 2013). 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